Pompes immergées pour forages & puits. Pompes à eau immergées de 3, 4 & 5 pouces de diamètre. Pompes pour puits profond. Negimex, les spécialistes de la pompe immergée inox
Lorsqu’on exploite un puits ou un forage pour l’alimentation en eau d’une habitation, d’un jardin ou d’une installation agricole, la compréhension du comportement de la nappe phréatique est essentielle. Deux notions fondamentales permettent de caractériser ce comportement : le niveau statique et le niveau dynamique. Ces deux paramètres sont à la base de toute réflexion sérieuse concernant l’installation et la protection d’une pompe immergée. Dans cet article, nous allons expliquer ce que sont ces deux niveaux, comment les mesurer, en quoi ils influencent les performances d’un forage, et quelles précautions il faut prendre pour éviter des dysfonctionnements, notamment la marche à sec, souvent irréversible pour la pompe.
Le niveau statique d’un puits ou d’un forage correspond au niveau naturel que l’eau atteint lorsqu’elle n’est pas sollicitée, c’est-à-dire lorsque aucun pompage n’a eu lieu pendant un certain temps. En règle générale, on considère ce niveau comme étant celui mesuré après 24 heures sans pompage, afin de permettre à la nappe ou à la veine d’eau de se stabiliser naturellement. Il s’agit d’un repère de base, qui permet notamment de savoir à quelle profondeur l’eau affleure dans le forage en situation normale. Ce niveau peut varier légèrement selon la saison, la pluviométrie et l’environnement du forage, mais il reste globalement stable lorsque le captage est bien dimensionné.
Contrairement au niveau statique, le niveau dynamique correspond au niveau que l’eau atteint pendant le fonctionnement de la pompe, autrement dit en phase de pompage. Ce niveau est forcément plus bas, puisque l’eau est tirée du forage, ce qui crée une dépression qui doit être compensée par la capacité de la nappe à recharger le puits. Le niveau dynamique dépend de plusieurs facteurs :
- Le débit soutiré : plus le débit demandé est élevé, plus l’eau baisse rapidement.
- La perméabilité du sol : elle conditionne la capacité de la nappe à alimenter le puits ou le forage.
- La saison : en été ou en période de sécheresse, les niveaux d’eau sont souvent naturellement plus bas.
- La présence d’autres captages à proximité, alimentés par la même veine d’eau ou la même nappe phréatique.
Une mauvaise estimation du niveau dynamique peut avoir des conséquences graves sur le matériel de pompage, surtout si la pompe se retrouve partiellement ou totalement désimmergée.
Lorsque l’on installe une pompe immergée, il est absolument indispensable de s’assurer que le niveau dynamique ne descendra jamais en dessous de la pompe. Une pompe immergée, comme son nom l’indique, doit rester totalement immergée, afin d'éviter les conséquences néfastes souvent irréversibles (corrosion, surchauffe, usure prématurée, grippage, etc.).
- Fonctionnement à sec : souvent fatal pour les turbines ou le moteur.
- Envasement du forage ou du puits : la surexploitation entraîne une aspiration de limon et de particules solides.
- Perte de rendement : baisse du débit, augmentation des vibrations, bruit anormal.
- Désamorçage du réseau : notamment en présence de clapets ou de surpresseurs.
C’est pourquoi une étude préalable du comportement de l’eau est indispensable, même pour un forage déjà existant.
Pour déterminer ces niveaux :
- On commence par arrêter tout pompage pendant 24 heures, puis on mesure la profondeur de l’eau : c’est le niveau statique.
- Ensuite, on relance la pompe à son débit nominal et on mesure le niveau atteint après stabilisation : c’est le niveau dynamique.
Des outils simples comme un ruban sonde, une sonde piézométrique, peuvent aider à faire ces mesures avec précision.
La pompe doit être installée au minimum 2 à 3 mètres en dessous du niveau dynamique, mais jamais au-dessous de la partie crépinée du tubage de forage. Pensez toujours à avoir une marge de sécurtié (confortable, si possible).
Le niveau d’eau peut varier significativement entre l’hiver et l’été. Il faut donc toujours se baser sur le niveau dynamique le plus bas enregistré, pour éviter toute surprise en période sèche.
Soutirer plus d’eau que le forage ne peut en fournir entraîne inévitablement une dégradation de la qualité de l’eau (remontée de sable, turbidité, colmatage progressif). Cela nuit aussi à la nappe phréatique elle-même, qui a besoin de temps pour se recharger.
Même avec toutes les précautions possibles, certaines situations restent imprévisibles : baisse brutale de la nappe, panne d’irrigation provoquant un fonctionnement prolongé, robinet(s) ou vanne(s) resté(s) ouvert(s)… C’est pourquoi nous recommandons systématiquement l’installation d’un dispositif de sécurité manque d’eau à sonde, placé environ 15 cm au-dessus de la pompe. Ce dispositif interrompt automatiquement l’alimentation électrique de la pompe dès que l’eau descend sous la sonde, évitant ainsi tout fonctionnement à sec.
➡️ Un dispositf manque d'eau à sonde est à ce jour de la solution la plus fiable pour protéger efficacement une pompe immergée dans un forage.
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Comprendre la différence entre niveau statique et dynamique permet de :
- Positionner correctement une pompe immergée.
- Préserver le forage ou le puits dans le temps.
- Éviter les pannes coûteuses.
- Adapter l’exploitation en fonction des saisons.
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